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Ouverture de l'AC de Saint-Hubert, Luxembourg
Nous étions bien accueillis !
L'animation commence...
Voici les deux animatrices de l'Alzheimer Café!
Merci pour leur accueil chaleureux
C'est l'Automne, et l'ouverture d'un AC à Herbeumont, Luxembourg
La conférence de presse était comble!
Merci à tous...
Vous pouviez poser vos questions sur la maladie et raconter votre vécu...
Photo traditionnelle avec le drapeau !
Voilà les deux animatrices en charge de l'Alzheimer Café !
Merci à elles

Internet booste le cerveau des aînés

Surfer, bloguer, chatter… C’est bon pour la santé du cerveau, particulièrement pour les aînés.

Voilà comment pourraient être résumés les résultats d’une étude menée par des chercheurs de l’UCLA (University of California, Los Angeles). Cette étude est la première à examiner l’impact de la recherche en ligne sur les performances cérébrales.

L’équipe de recherche de l’UCLA a travaillé avec 24 volontaires sans aucun dommage neurologique âgés de 55 à 76 ans. Et les chercheurs de conclure : le « surf » sur internet chez les adultes d’âge moyen et chez les personnes plus âgées déclencherait l’action de centres du cerveau qui contrôlent la prise de décision et le raisonnement complexe.

 

A l’instar des activités de stimulation intellectuelle telles que mots croisés, puzzles et jeux de cartes, surfer stimulerait donc – et éventuellement améliorerait – le fonctionnement du cerveau.

Recherche internet, jeu en ligne, alimentation d’un blog ou d’un site internet, tri de ses emails, utilisation d’ « émoticônes » (les smileys J), twits et chats boosteraient chacun à leur manière les capacités cérébrales du surfeur.

Un impact global

L’impact de ces nouvelles technologies se ferait également ressentir sur le comportement. « L’utilisation prolongée de l’ordinateur est susceptible d’engendrer un effet profond sur la manière dont nous pensons, ressentons les choses et nous comportons », avance le Dr Gary Small (UCLA), neurologiste américain renommé.

S’il recommande de conserver un équilibre entre le temps passé sur internet et les interactions sociales réelles, le professeur Small exhorte les récalcitrants à se jeter à l’eau : « Si vous n’utilisez jamais l’informatique, commencez ! D’après les résultats de notre étude, une heure par jour peut déjà grandement améliorer notre capacité à traiter l’information, et ce même chez les personnes âgées de 55 à 60 ans.»

 Complice

A.D.

Karl Friston, une théorie globale du cerveau

Karl Friston, une théorie globale du cerveau

Comment notre cerveau fonctionne-t-il ? Vaste question ! Le professeur Karl Friston de l’University College London (UCL) a tenté d’y répondre à l’occasion du Brain Awareness Week devant une large audience au Parlement européen.

Prenez le cerveau : l’objet le plus complexe de l’univers, capable d’une multitude d’actions différentes : raisonnement, mémoire, perception, apprentissage, attention, mémorisation, pour n’en citer qu’une partie.

 

Les scientifiques sont maintenant parvenus à détecter quelles régions cérébrales s’activent lorsque l’on écoute un discours, quand on admire un tableau, ou encore lors de marchandages financiers.

Les experts commencent même à appréhender les processus naturels profonds qui sous-tendent l’apprentissage et la prise de décision.

Vers une théorie globale du cerveau

Pourtant il nous manque encore ce qui rassemblerait toutes les pièces du puzzle et nous permettrait d’établir une théorie globale sur le fonctionnement du cerveau, à l’instar de la théorie générale de la relativité développée par Einstein.

Le neurologue Karl Friston et ses collègues ont  proposé une loi mathématique qui, selon certains, pourrait constituer le principe se rapprochant le plus d’une grand théorie générale sur le cerveau.

Cette théorie s’inspire de modèles mathématiques de probabilités selon lesquels le cerveau serait constamment en train d’élaborer des prédictions sur le monde.

Ces  prédictions seraient ensuite adaptées en fonction des éléments perçus par le cerveau. Un aspect crucial de cette approche repose dans le fait que les probabilités en question sont développées à partir d’expériences antérieures, mais qu’elles sont susceptibles d’êtres modifiées dès que des informations pertinentes deviennent disponibles.

Un exemple : quand on écoute quelqu’un parler, notre cerveau n’est pas simplement en train d’emmagasiner des informations ; il prédit aussi ce qu’il s’attend à entendre, et révise constamment ses prédictions en fonction des dernières informations qui lui parviennent. Ces prédictions exercent une grande influence sur ce que l’on entend : elles sont notamment susceptibles de faciliter la compréhension d’un discours perturbé ou altéré par un environnement bruyant.
En somme, les chercheurs de l’UCL estiment que cette théorie pourrait expliquer le fonctionnement du cerveau de manière globale : du simple contrôle de mouvements oculaires à une prise de décision intervenant lorsque l’on planifie sa vie.

2 questions à Karl Friston

A l’issue de sa conférence, le professeur Friston a accepté de répondre à notre courte interview sur l’application de sa théorie sur le fonctionnement du cerveau à la maladie d’Alzheimer.

 

 

- Que pourrait nous enseigner le modèle que vous avez développé dans le domaine de la maladie d’Alzheimer?
Ce modèle a des implications sur la capacité à mesurer la « plasticité » (changements dans les connexions du cerveau) qui sous-tend la mémoire et l’apprentissage.

Concrètement, cela pourrait signifier un progrès dans la recherche psychopharmacologique sur la maladie d’Alzheimer.

Théoriquement, et si l’on considère que la maladie d’Alzheimer comporte des changements au niveau des connexions cérébrales, ce modèle accréditerait l’idée selon laquelle il faut maintenir un environnement le plus constant et le plus prédictible possible.

Dans certains cas, être capable de fournir une explication théorique aux aidants sur le bien-fondé de la routine et des éléments familiers, les aide dans leur soutien. Les idées théoriques que j’ai développées pourraient être utilisées de cette manière.


Quelle serait votre réponse aux personnes qui considèrent la maladie d’Alzheimer comme une forme particulière du vieillissement, et non comme une maladie ?

En tant que psychiatre, je soutiendrais que cette idée relève d’une manière fonctionnelle de réduire la dissonance cognitive et la peine relatives au diagnostic.

Cependant, je dois dire que la maladie d’Alzheimer est une maladie qui a ses spécificités neurobiologiques et qui comporte toute une série de symptômes particuliers.

Et ce, même si l’on considère que le vieillissement cause aussi une série de modifications biologiques et induit des symptômes tels que des oublis bénins liés à l’âge.

Enfin, on remarque que la perte de connexions dans le cerveau ne signifie pas, dans un premier temps, une perte de fonctions.

La raison : le cerveau tendrait à diminuer la redondance. Néanmoins, lors du stade avancé de la maladie d’Alzheimer, les connexions touchées sont multiples. D’autres connexions que les redondantes sont alors atteintes à leur tour.

A.D.

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