Bienvenue sur le site des Alzheimer Cafés de la LIGUE ALZHEIMER ASBL
Ouverture de l'AC de Saint-Hubert, Luxembourg
Nous étions bien accueillis !
L'animation commence...
Voici les deux animatrices de l'Alzheimer Café!
Merci pour leur accueil chaleureux
C'est l'Automne, et l'ouverture d'un AC à Herbeumont, Luxembourg
La conférence de presse était comble!
Merci à tous...
Vous pouviez poser vos questions sur la maladie et raconter votre vécu...
Photo traditionnelle avec le drapeau !
Voilà les deux animatrices en charge de l'Alzheimer Café !
Merci à elles

Quand la musique soigne

Un juke-box pour réveiller la mémoire ? C’est sur base de cette idée que s’est développé le concept de « bornes musicales » dans une dizaine de maisons de repos françaises. Ce sont les patients qui choisissent le tube qu’ils entonneront en chœur. Parmi ces patients, des personnes atteintes de démence. La formule du « juke-box » est censée apaiser les tensions, contribuer au soulagement de la douleur et stimuler la mémoire. Pour plus d’infos sur cette initiative, cliquez ici.

Peut-on pour autant parler de véritable thérapie, à l’instar de la musicothérapie ? Nous avons posé la question à Florence Vanhulst*, future musicothérapeute.

  • Le « juke-box » en maison de repos, une thérapie ?

Non. C’est une activité parmi d’autres, accessible à tous à n’importe quel moment. Les personnes sont face à un ordinateur ; elles n’interagissent pas avec un thérapeute, qui serait là pour assurer une forme de suivi.

Dans la musicothérapie, on observe l’installation d’un processus sur le long terme. Une relation va s’instaurer entre le thérapeute et ses patients. Les séances de musicothérapie ont lieu une à deux fois par semaine. L’activité doit être régulière pour pouvoir faire partie de la vie de la personne. Et la personne doit s’engager à y participer si elle le sent et si elle se sent bien. Tout en gardant à l’esprit que le but reste le plaisir qu’elle prendra à assister aux séances.

  • Comment se déroule une « séance-type » ?

Il n’existe pas de « séance-type » à proprement parler, chaque personne étant différente l’une de l’autre et ayant son propre rythme de vie. Les sessions se déroulent en individuel ou en groupe. Elles sont toujours précédées d’une rencontre exploratoire entre le thérapeute et le patient mais les techniques utilisées dans l’un ou l’autre cas sont différentes.

De même, si la personne est encore capable de verbaliser ce qu’elle ressent, on lui fera par exemple écouter un extrait musical avant de lui demander d’exprimer son ressenti, ce que cela lui évoque. Si elle n’est plus en mesure de parler, on changera de technique, on passera à un registre plus « actif » : jouer d’un instrument (claves, maracas, tambourins,…); danser, parfois… Les activités seront choisies au cas par cas.

  • Quels sont les bienfaits de ce genre de projets ?

Ces séances développent bien entendu l’écoute. En outre, une personne qui se sent bien aux séances pourra exprimer des choses qu’elle n’exprimerait pas dans un autre contexte. Elle pourra prendre la parole et être écoutée, avoir sa place, être considérée en tant que personne.

On remarque que les personnes dépressives prennent davantage d’initiatives, communiquent plus, se sentent mieux dans leur peau.

Enfin, les séances en groupe permettent aussi aux personnes isolées de sortir de leur chambre et de voir du monde.

 

 

  • Un patient qui ne se souvient plus de ce qu’il a mangé le matin est parfois à même de chanter les paroles d’une chanson de sa jeunesse. Comment peut-on expliquer cela ?

Les personnes atteintes de démence se souviennent généralement de ce qu’elles ont vécu dans leur jeunesse, et donc des chansons de leur jeunesse. En outre, la parole passe par une partie du cerveau différente de celle par laquelle passent le chant et la musique. Ce dernier canal peut ne pas être dégradé (cf. études réalisées au BRAMS: International laboratory for BRAin, Music and Sound research).

  • Que peut-on faire à son niveau/chez soi ?

On peut bien entendu essayer de stimuler la personne à ce niveau-là, lui faire écouter de la musique. Idéalement, l’activité devrait pouvoir être réalisée avec une personne qui sera présente pour recueillir les souvenirs suscités par l’écoute de la musique. Il se peut cependant que la personne n’ait pas envie de se confier à quelqu’un qu’elle connaît personnellement. Il est important de respecter sa demande. On ne doit l’obliger à rien. L’objectif doit rester le plaisir procuré par la chanson qu’elle aimait.

(Propos recueillis par A.D.)


* F. Vanhulst fera partie des intervenants de la formation ACCORDE organisée en promotion sociale à Namur à partir de mars 2011

 

Détecter Alzheimer? Pas de panacée

L’info a été abondamment relayée par la presse cet été. On pourrait, incessamment sous peu, « prédire » la maladie d’Alzheimer cinq ans avant qu’elle ne se déclare avec 100% d’exactitude. Le tout via un marqueur biologique novateur… Une avancée à relativiser.

Bénéfice indéniable de cette découverte, si elle devait être confirmée : elle constituerait une avancée majeure dans la recherche pour la mise au point d’un diagnostic fiable et précoce de la maladie d’Alzheimer. A l’heure actuelle, c’est à l’aide d’une batterie de tests neurologiques et neuropsychologiques poussés que l’on peut prononcer un diagnostic avec une certitude de 90%.

Là où le bât blesse

La Ligue Alzheimer a tenu à recueillir l’avis du Professeur Jean-Noël Octave, Président de l‘Institute of Neuro Science et membre du Conseil scientifique de la Ligue. Selon le Professeur Octave, cette info – aussi intéressante qu’elle puisse être – ne mérite pas l’emballement médiatique qu’elle a suscité. Le scientifique parle de « tempête dans un verre d’eau » et d’ « effet boule de neige » à partir d’un communiqué d’agence hâtivement repris et maintes fois interprété.

 

Parmi les éléments incitant à relativiser l’information, on peut épingler ces quatre questions en suspens :

  • Diagnostiquer… Oui, mais après ?

Il n’existe pas encore de traitement curatif à la maladie d’Alzheimer. Les produits dont on dispose actuellement permettent uniquement de stabiliser ou de ralentir la dégénérescence, et ce chez 1/3 des patients seulement.

  • Diagnostiquer… Oui, mais comment ?

Le test en question s’avère très délicat à mettre en œuvre. Il nécessite en effet de pratiquer une ponction lombaire : on pique avec une très longue aiguille dans la moelle épinière, au niveau de la colonne vertébrale. Une manœuvre médicale délicate, qui comporte des risques et exige quelques jours d’hospitalisation.

  • Une innovation ? Oui, mais…

Si innovation il y a, elle réside dans l’agencement des marqueurs biologiques, bien davantage que dans le type de marqueurs utilisés. Les trois biomarqueurs sont en effet ceux manipulés depuis plus de 10 ans par les scientifiques.

  • Des scientifiques ? Oui, mais liés à une firme pharmaceutique

Parmi les points communs aux trois co-auteurs de l’étude : la firme pharmaceutique Innogenetics, qui fait partie de Solvay – Pharma. C’est cette firme qui est à l’initiative des tests sur le liquide cérébro – spinal utilisés dans cette étude. Geert De Meyer en est un ancien employé. Les deux autres auteurs y travaillent toujours. Les trois chercheurs ont démenti toute pression financière. Il n’empêche : ce type de rapprochement est susceptible de favoriser un manque de recul critique et des velléités accrues de parvenir à des résultats positifs à tout prix. En somme : cette découverte, si elle représente une avancée majeure en termes de compréhension de la maladie d’Alzheimer, ne constitue pas encore une victoire claire et définitive sur cette pathologie.

Le modèle en question

D’après la dépêche de Belga, l’équipe du professeur Geert de Meyer et de ses collègues de l’Université de Gand a analysé des données issues d’une étude portant sur plus de 400 personnes âgées. Dans ce panel: 114 personnes disposaient de fonctions cognitives normales; 200 personnes souffraient de troubles cognitifs légers; les 102 autres avaient été diagnostiquées de la maladie d’Alzheimer. L’analyse du liquide cérébro-spinal de ces volontaires a révélé la présence de la “signature protéique” chez 90% des patients atteints d’Alzheimer, 72% des sujets souffrant de troubles cognitifs modérés et 36% des personnes en bonne santé. Ces résultats ont ensuite été recoupés au sein d’échantillons plus réduits. Dans l’un d’entre eux, le modèle a permis de “prédire” la maladie qui allait se déclencher chez 100% des 57 sujets atteints de troubles cognitifs légers non spécifiques à Alzheimer.

Pour en savoir plus:

 

Le site Doctissimo

 

Le site Psychomedia

 

Le site de France Info

A.D.

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